Deuxième jour, premier mardi.

Nous étions donné rendez-vous à 9h00 du matin dans la cuisine de ZO chez qui nous dormons la nuit, mais je suis arrivé un peu plus tard pour couvrir les autres membres de l’équipes qui auraient pu avoir envie d’arriver un peu plus tard. Mais personne n’est arrivé un peu plus tard à part moi.
Cette fois ci, j’ai pensé à prendre l’appareil photo d’Aurélien pour pouvoir prendre des photos avec un appareil photo, mais, arrivé à l’Homme Debout, j’ai découvert que la carte SD était restée dans l’ordinateur d’Aurélien. J’ai adoré ce moment.

La team plateau a révisé la chorégraphie de danse du corps sur de la musique de R et de B Américaine devant Maïa, Benjamin, François et Noje. Au début, ils avaient un peu de mal à être synchronisés, puis, ils ont eu beaucoup moins de mal, jusqu’à être parfaitement synchronisés. C’était beau à voir. J’ai pris des photos avec un téléphone de poche mais sans les visages afin de respecter leur anonymat.

Je ne sais plus ce que nous avons mangé à midi, mais je sais que j’ai trop fait cuire les carottes de Manuel.

Après le midi, il y a une équipe matériel d’éclairage qui est parti en camion à moteur pour revenir avec du riz peu cher, incollable mais mauvais pendant que les sportifs et les sportives de la lutte libre se sont entraînées à être prêts et prêtes.

À un moment Cannelle est arrivée avec Bouchon qui est un chien dans un camion qui transportaient ses machines à coudre pour coudre des costumes pour le spectacle ainsi qu’une jupe pour la scène qui est un ring.

Manuel a réussi à négocier l’achat d’un ordinateur à 280e au lieu de 300e. Tout le monde fût très content pour lui.

 

Clef à mouillette.

Dans la fin de l’après-midi du dimanche 8 d’avril, Alice, Jocco Ono et moi-même (je m’appelle Olivier) avons pris la route pour la ville de Poitiers avec un gradin de place assisses dans le coffre d’un Ford Transit rehaussé.

Très impatients d’arriver à la colonie des vacances, nous avons été flashés 4 fois, dont au moins 3 automatiquement par des radars. Puis, nous avons mangé mal dans un établissement de restauration dont il manquait des lettres à l’enseigne qui indiquait « STA ATION ».

Quand nous sommes arrivés tard à Zo Prod, Manuel Marcos Mercos dormait au niveau du sommeil. Aurélien, Claire, Boujou, Ratcho Prod et Moumoune regardaient Pride mais n’en ont toujours pas vu la fin que je n’ai pas le droit de leur raconter en dépit du fait qu’elle m’a beaucoup émue quand les mineurs arrivent par centaines pour défiler à la Gay Pride de 1985.

Le lendemain, nous avons dit bonsjours à toutes et tous les Zotistes venues et venus prendre un café en plein jour et accessoirement finir de ranger la cours par ordre alphabétique après le feu de camps du week-end. Puis nous sommes partis et parties à l’Homme Debout pour monter un ring de Lucha Libre en essayant de ne pas déranger de Noje et François pendant la construction d’un oiseau géant en osier conçu par Benoît.

Quand nous sommes partis manger, j’ai abîmé le camion d’Aurélien en cassant le phare arrière de sa BMW. Très beau mouvement.

Une fois le ring monté, Manuel, le deuxième, est arrivé pour apporter du courrier dans une Super 5 de la marque de voiture Renault.

À un moment de la journée, Manuel le petit, Aurélien et moi sommes partis acheter une planche de contre-plaqué en peuplier qui peut plier et ne pas casser comme celle que l’on doit remplacer au milieu du ring de catch. La caissière nous a dit qu’elle avait trois enfants, 19 ans, 16 ans, 10 ans, et que le premier suivait une formation de chaudronnier. Peu de temps après, je justicesocialisais des touillettes à café. Nous ne savons pas encore s’il y a un lien de cause à effet, mais tout porte à croire que non.

Enfin, le plus courageux et les plus courageuses ont effectuer une petite préparation physique (PPP) à base de pompes et de squat avant de se jeter le dos contre le sol en faisant le plus de bruit possible.

Nous avons mangé des pâtes de riz avec une sauce orange avant de nous coucher.

 

 

Temps suspendu

Alors on taille la route, on roule notre bosse, on prend les chemins de traverse quite a se perdre pour mieux se trouver.

On ère au gré des rencontres laissant la montagne nous guider de brouillards en ouvertures magnifiques sur le toit d’un monde. Le hasard n’existe pas, chaque rencontre nous ouvre une terre inconnue de nous même. Une porte que nous n’aurions pas ouvert seul, pas meme trouvé sans le mirroir deformant de l’étranger.