Où il ne sera pas question de granule de sucre…

Je ne sais pas si la lecture de ce nouveau billet est recommandée aux lecteurs et lectrices qui se savent sensibles et fragiles au niveau du cœur qui bat la chamade. En effet. Les clichés que je viens de recevoir correspondent vraisemblablement à la dernière photo de couple de Claire qui vivait en couple avec un homme que l’on peut voir distinctement juste à côté d’elle sur les différentes photos en train de pratiquer une « axilacion », ou, en français, une « aissellade », coutume populaire du peuple du Mexique qui consiste à s’essuyer publiquement les aisselles sur les oreilles de sa partenaire afin de sceller officiellement leur union au travers de la reconstitution de cette scène biblique où Marie informe Joseph qu’elle s’est faite violée par Dieu dans son sommeil en lui appliquant de la crème de sésame sous les bras au moyen de son lobe d’oreille droit. Au fil des siècles, pour une sombre histoire de place de parking volée, la crème de sésame déposée par la femme a été remplacée par de la sueur essuyée par l’homme. (Fun fact: cette tradition Mexicaine explique pourquoi, en Espagne, les couples homosexuels masculins se frottent mutuellement les aisselles à leur mariage alors que les couples homosexuels féminins se frottent les oreilles.) Avec le décès de Claire, c’est donc aussi une histoire d’amour qui avait bien commencé qui finit mal. Et, quand on pense qu’ils ont raté la St Valentin de quelques jours en mourant trop tôt, ça ne donne vraiment pas envie de mourir. Fort heureusement, avant de finir dévorés vivants par des oiseaux, Claire et Aurélien ont passé de bons moments, comme en atteste cette photo prise juste avant qu’il et elle ne s’offrent un plat traditionnel composé de maïs agricole et de haricots cuits dans de l’eau chaude aromatisée au tapioca du sud, et aussi, du sud-est. On peut donc dire qu’il et elle avaient la belle vie avant de mourir. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde, dont certains et certaines qui ont une vie pourrie et qui ne meurent même pas. Au fond de l’enveloppe, il y avait aussi cet intriguant cliché. Je n’ai pas encore réussi à lui donner un sens, ni à comprendre à quel moment il intervient dans leur tragique histoire, mais je le partage tout de même avec vous, en toute transparence, afin de faciliter, collectivement, la recherche de la Vérité. Les commentaires sont d’ailleurs ouverts à cet effet.  

Où il ne sera pas question de crème solaire…

Voici les premiers éléments que j’ai reçu du pays du Mexique concernant la disparition tragique de Claire et Aurélien alors qu’il et elle devenaient très fort et forte dans la pratique dite de la lutte libre afin d’ajouter toujours encore un peu plus de crédibilité au spectacle qui aurait dû s’appeler Tolstoï Story si les membres de la compagnie avaient eut ne serait-ce que quelques notions en marketing, mais qui s’appelle Ni gueux, ni maître et que personne ne connaît en dépit de la qualité de son contenu dont des scènes de catch que l’on ne peut pas vraiment évoquer car elles constituent des éléments de surprise dans la narration mais où l’on a vraiment l’impression qu’ils et elles se font vraiment mal. Et. Oui. Je suis tout à fait d’accord avec vous. On relève tout de suite cette incongruité déconcertante qui consiste à prendre des photos en portrait au format 16:9. Savaient-ils déjà quelques chose du danger qui les guettait ? Voulaient-ils ainsi nous faire passer un message, nous alerter sur leur sort funeste qui pointait à l’horizon à grand pas chassés croisés au détour d’une ruelle d’une ville du Mexique ? Après une analyse minutieuse des quatre clichés, je pense que oui. Tout d’abord, on distingue clairement les logos de Nissan et Volkswagen maladroitement cachés derrière ce qui n’est pas du tout un ananas mais bien un palmier. Quand on sait qu’Aurélien ne jure que par Renault pour les camions et Citroën pour les voitures, il y a de quoi se poser des questions sur l’existence telles que « Quand on meurt, est-ce qu’on meurt vraiment ou est-ce qu’il y a quelque chose après mais on ne sait pas exactement ce que c’est ? ». Ensuite, la photo des dreadlocks en métal. Vous ne le saviez peut-être pas, mais, dans sa jeunesse, Aurélien a porté des dreadlock en métal pour les besoins de la trilogie Matrix dans laquelle il joue le rôle d’un personnage du film Matrix. Cette photo, en faisant clairement référence à son passé, ne nous dit pas autre chose que « je n’ai bientôt plus de futur ». Et. Je n’ai pas honte de dire, je fais partie de celles et ceux qui pensent que « Ne plus avoir de futur » s’apparente au fait de mourir. Vient alors la photo du carrelage. Du carrelage blanc. Comme la Dame Blanche qui apparaît juste avant que l’on ne perde la vie sans jamais la retrouver car je ne parle pas du dessert à base de chocolat fondu et de glace à la vanille mais bien de l’entité surnaturelle tenant le rôle de fée, de sorcière, de lavandière de la nuit, d’annonciatrice de mort prochaine, de fantôme de femmes décédées lorsqu’il s’agit de spectres hantant des châteaux ou d’auto-stoppeuses fantômes. Enfin, il y a cette fresque avec ces guirlandes aux couleurs du drapeau Italien. L’Italie. Mussolini. Materazzi. Je ne vais pas vous faire un dessin sur un mur. Tout porte donc à croire que ces clichés avaient pour but de nous avertir qu’Aurélien et Claire savaient qu’il et elle allaient bientôt mourir définitivement. À suivre…    

Claire, Aurélien et la Santa Muerte

Je n’ai pas recadré la photo à cause des esprits de Claire et Aurélien que l’on peut voir enchevêtrés dans le ciel de couleur bleue du pays du Mexique. Diable, comme on s’était beaucoup attaché à elle et à lui ainsi qu’au talent avec lequel ce joyeux luron et cette joyeuse luronne arrivaient à nous faire rire au travers de leurs différents spectacles humoristiques du domaine des Art de la Rue et de l’Espace Publique. Bon, il se trouve que je n’ai vu qu’un seul de leurs spectacles étant donné qu’Aurélien refuse de jouer à nouveau Desiderata (que vous trouverez sur le site sous le nom de « Aime moi tendre », allez comprendre) depuis qu’il a rejoint le mouvement ACAB (All Clown Are Bastards). Reste que, je l’ai vu de très nombreuses fois, ce spectacle, et j’ai toujours beaucoup ri (sauf, lors d’une répète pour Chalon dans la Rue, où ils et elles ont été collectivement mauvais et mauvaises, et où je n’ai pas ri autant que pour les autres fois où j’avais beaucoup ri. Mais bon, sur quinze représentations/répétitions, je trouve que ça fait un bon ratio). Et, quand bien même je n’aurais pas beaucoup ri pendant leurs spectacles, ils n’en auraient pas été moins drôles, elle et lui, dans leur vie au quotidien des jours qui passent. Et c’est pour cela qu’il et elle vont nous manquer plusieurs jours d’affilés. Alors. Bien entendu. Les Arracheurs de dents, ce ne sont pas qu’Aurélien et Claire. Non. Mais ce sont les seuls à avoir été becquetés par de grands pélicans blancs dans une barque d’Amérique centrale dans les déroutantes circonstances que je souhaite vous raconter en m’appuyant sur des documents intéressants que je reçois petit à petit de la part des autorités locales du pays du Mexique. Claire. Aurélien. Vous resterez à jamais dans certaines de nos pensées de la semaine, un premier temps, puis du mois, dans un second.  

Stage de Catch au lycée agricole d’Ahun, reportage sonore

  Au mois de mai, la Cie à donné un stage de catch au lycée agricole d’Ahun, une semaine de doux plaisir et de pure violence… Et voici donc ci dessous les liens pour écouter le reportage sonore de cette expérience, une production CimerAlbert avec les apprenant de GEMO 1 et les Arracheurs de dents   Et la 2ème partie : https://soundcloud.com/user-898530691/catch-me-part-2